Les trois instructions BCEAO du 18 mars 2025 :
LBC/FT — contrôle interne, seuil espèces, KYC
Domaine : LBC/FT/FP — Zone UMOA | Entrée en vigueur : 18 mars 2025 | Publié : Avril 2026 | Références : Instr. n°001, 002 et 003 du 18 mars 2025 · Loi uniforme LBC/FT/FP UMOA du 31 mars 2023
Contexte réglementaire. Les trois instructions publiées le 18 mars 2025 par le Gouverneur de la BCEAO Jean-Claude Kassi Brou constituent les textes d'application concrets de la loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP), adoptée par le Conseil des Ministres de l'UMOA le 31 mars 2023. Elles sont entrées en vigueur le jour même de leur signature. Tout établissement financier assujetti doit en avoir intégré les dispositions dans ses procédures internes.
Sommaire
- Vue d'ensemble des trois instructions — périmètre et entrée en vigueur
- Instruction n°001-03-2025 — Contrôle interne et conformité LBC/FT/FP
- Instruction n°002-03-2025 — Seuil de déclaration 10 millions FCFA (transports espèces)
- Instruction n°003-03-2025 — KYC : identification, vérification et connaissance client
- Matrice de contrôle — ce que vous devez pouvoir présenter à un inspecteur
- Points de vigilance prioritaires par type d'établissement
1. Vue d'ensemble des trois instructions
1.1 Nature et portée du paquet réglementaire du 18 mars 2025
Le 18 mars 2025, la BCEAO a publié simultanément trois instructions LBC/FT/FP formant un bloc cohérent. Elles remplacent ou complètent les dispositifs antérieurs issus de l'Instruction n°007-09-2017. Leur entrée en vigueur est immédiate — aucune période transitoire n'a été accordée.
| Référence |
Objet |
Portée principale |
| n°001-03-2025 |
Organisation, contrôle interne et conformité aux exigences LBC/FT/FP |
Gouvernance, Responsable Conformité, 3 niveaux de contrôle, formation |
| n°002-03-2025 |
Seuil de déclaration des transports physiques intracommunautaires d'espèces et instruments négociables au porteur |
Seuil relevé de 5 millions à 10 millions FCFA |
| n°003-03-2025 |
Identification, vérification de l'identité et connaissance de la clientèle (KYC) |
Diligences renforcées, approche par les risques, e-KYC encadré |
1.2 Établissements financiers assujettis
Les trois instructions s'appliquent à l'ensemble des institutions financières de l'UMOA :
Établissements de crédit
Compagnies financières
Institutions de microfinance
Établissements de monnaie électronique
Établissements de paiement
Intermédiaires mandatés et sous-agents
Note : l'Instruction n°001-03-2025 étend explicitement les obligations aux intermédiaires mandatés, sous-délégataires dans les opérations de reprise de devises, sous-agents en transfert rapide d'argent, et distributeurs de monnaie électronique. Les établissements sont responsables du respect de ces obligations par leurs mandataires.
2. Instruction n°001-03-2025 — Contrôle interne et conformité LBC/FT/FP
Cette instruction est la plus structurante des trois. Elle impose à chaque institution financière de l'UMOA de mettre en place une organisation interne formalisée, hiérarchisée et documentée pour la lutte contre la LBC/FT/FP.
2.1 Rôle de l'organe délibérant (Conseil d'Administration)
L'instruction impose à l'organe délibérant — Conseil d'Administration ou organe équivalent — des responsabilités précises en matière de LBC/FT/FP qu'il ne peut pas déléguer :
OBL-01 Définir la stratégie LBC/FT/FP de l'institution et formuler des orientations pour son déploiement. La stratégie doit être formalisée dans un document approuvé et daté par le CA.
OBL-02 Valider les documents du dispositif : politique LBC/FT/FP, procédures de vigilance, charte du Responsable Conformité. Ces validations doivent figurer aux procès-verbaux du CA.
OBL-03 Assurer le suivi du dispositif : le CA reçoit au minimum une fois par an un rapport complet sur le fonctionnement du dispositif LBC/FT/FP, incluant les incidents, les déclarations de soupçon et les résultats des audits.
Responsabilité individuelle des administrateurs. L'instruction institue une responsabilité personnelle des membres de l'organe délibérant en cas de carence dans le suivi du dispositif LBC/FT/FP. Un CA qui ne dispose pas de PV documentant sa supervision du dispositif est en défaut réglementaire opposable lors d'une inspection.
2.2 Désignation obligatoire d'un Responsable Conformité
C'est l'une des principales nouveautés de cette instruction. Un Responsable Conformité LBC/FT/FP doit être désigné nominativement dans chaque institution financière :
OBL-04 Rattachement hiérarchique : le Responsable Conformité doit être rattaché à la Direction Générale. Il ne peut pas être placé sous l'autorité d'un directeur opérationnel (crédits, commercial, opérations) dont il contrôlerait l'activité.
OBL-05 Indépendance fonctionnelle : il dispose d'un accès direct aux organes de gouvernance (CA, Comité d'Audit) pour signaler les risques sans passer par la ligne hiérarchique opérationnelle.
OBL-06 Notification à la BCEAO : la désignation du Responsable Conformité doit être notifiée à la BCEAO avec ses coordonnées complètes. Toute modification (départ, remplacement) doit faire l'objet d'une notification dans les meilleurs délais.
OBL-07 Ressources adéquates : l'instruction précise que le Responsable Conformité doit disposer de moyens humains, techniques et financiers suffisants pour exercer sa mission. Un Responsable Conformité sans équipe ni budget est un défaut réglementaire.
2.3 Dispositif de contrôle interne en trois niveaux
L'instruction formalise la structure du contrôle interne en trois niveaux, chacun avec des responsabilités distinctes :
| Niveau |
Acteur |
Missions LBC/FT/FP |
Fréquence minimale |
Niveau 1 Contrôle opérationnel |
Agents de front-office, agents de crédit, caissiers |
Application des procédures KYC, détection des opérations atypiques, signalement au Responsable Conformité |
En continu — chaque opération |
Niveau 2 Contrôle de conformité |
Responsable Conformité et équipe dédiée |
Revue des dossiers KYC, analyse des alertes de surveillance, validation des déclarations de soupçon, rapport à la DG |
Mensuel minimum |
Niveau 3 Audit interne |
Auditeur interne — indépendant des fonctions opérationnelles |
Évaluation annuelle du dispositif LBC/FT/FP complet, rapport au CA avec recommandations, suivi du plan d'action |
Annuel minimum |
2.4 Formation obligatoire du personnel — au minimum une fois par an
L'instruction instaure une obligation de formation continue sur les exigences LBC/FT/FP :
OBL-08 Fréquence minimale : tout le personnel en contact avec la clientèle ou impliqué dans le traitement d'opérations doit être formé au minimum une fois par an. Cette formation doit être documentée (liste de présence signée, contenu, date).
OBL-09 Contenu obligatoire : la formation doit couvrir les typologies de blanchiment propres à l'activité de l'établissement, les procédures internes de signalement, les obligations KYC et les sanctions applicables.
OBL-10 Formation à l'embauche : tout nouvel employé doit recevoir une formation LBC/FT/FP avant sa prise de poste ou au plus tard dans les 30 jours suivants.
OBL-11 Archivage des justificatifs : les registres de formation constituent des pièces justificatives exigibles lors d'une inspection BCEAO. Leur absence est relevée comme irrégularité formelle.
2.5 Dispositions spécifiques pour les intermédiaires et distributeurs
L'instruction étend explicitement les obligations aux mandataires et sous-agents. L'établissement financier principal (banque, EME) est directement responsable du respect des obligations LBC/FT/FP par :
- Ses intermédiaires mandatés dans le cadre de services financiers ;
- Ses sous-délégataires dans les opérations de reprise de devises à la clientèle ;
- Ses sous-agents en transfert rapide d'argent ;
- Ses distributeurs et sous-distributeurs de monnaie électronique.
Implications pratiques pour les EME et établissements de paiement. Un établissement de monnaie électronique dont un agent de distribution commet une infraction LBC/FT/FP (ex : défaut de vérification d'identité, opération suspecte non signalée) engage directement sa responsabilité réglementaire. Les contrats d'agent et les procédures de contrôle des agents doivent être mis à jour pour intégrer ces obligations.
3. Instruction n°002-03-2025 — Seuil de déclaration espèces
Cette instruction est la plus courte et la plus ciblée des trois. Elle relève le seuil à partir duquel tout transport physique d'espèces entre États membres de l'UMOA doit faire l'objet d'une déclaration obligatoire aux autorités douanières.
3.1 Le seuil — avant et après
Seuil de déclaration obligatoire (transports intracommunautaires) 5 000 000 FCFA → 10 000 000 FCFA
Périmètre géographique Déplacements intracommunautaires → Maintenu : entre États membres UMOA ou transit par un État membre
Instruments visés Espèces uniquement → Espèces + instruments négociables au porteur (chèques au porteur, lettres de change, bons de caisse...)
Autorité destinataire de la déclaration Variable selon les États → Administration des Douanes au point d'entrée ou de sortie du territoire
3.2 Qui est concerné par cette obligation
L'obligation de déclaration s'applique à toute personne physique ou morale transportant physiquement, lors d'un déplacement entre États membres de l'UMOA (ou transitant par un État membre) :
≥ 10 000 000 FCFA en espèces (billets et pièces) OU
instruments négociables au porteur d'une valeur ≥ 10 000 000 FCFA
Cette obligation est individuelle : elle s'applique à chaque personne séparément. Le fractionnement d'une somme entre plusieurs porteurs pour passer sous le seuil constitue une infraction LBC/FT/FP.
3.3 Modalités de la déclaration
OBL-12 Moment de la déclaration : la déclaration doit être effectuée au point de franchissement de la frontière, avant l'entrée ou à la sortie du territoire. Elle ne peut pas être faite a posteriori.
OBL-13 Destinataire : l'Administration des Douanes de l'État concerné. Selon les modalités spécifiques à chaque État membre, un formulaire de déclaration de transport d'espèces doit être rempli.
OBL-14 Sanctions en cas de non-déclaration : les contrevenants s'exposent aux sanctions prévues par la loi uniforme LBC/FT/FP de chaque État membre. Ces sanctions peuvent inclure des amendes, la saisie des fonds non déclarés et des poursuites judiciaires.
3.4 Implications pour les institutions financières
Bien que cette instruction vise principalement les transporteurs de fonds (personnes physiques et morales), elle a des implications directes pour les établissements financiers :
- Les banques et EME doivent informer leurs clients commerçants et entreprises de cette obligation avant tout retrait en espèces d'un montant ≥ 10 millions FCFA destiné à un transport transfrontalier ;
- Les sociétés de transport de fonds opérant dans l'espace UMOA doivent mettre à jour leurs procédures internes pour refléter le nouveau seuil ;
- La vigilance des institutions financières sur les opérations en espèces de montants proches du seuil (structuration) doit être renforcée.
Distinction avec le seuil de déclaration CENTIF. Ce seuil de 10 millions FCFA concerne les transports physiques d'espèces entre États membres. Il est distinct des seuils de déclaration CENTIF pour les transactions en espèces fixés séparément par la Décision n°003 du CM/UMOA du 28 mars 2024. Les deux obligations peuvent se cumuler pour une même opération.
4. Instruction n°003-03-2025 — KYC
Cette instruction est la plus opérationnelle des trois pour les équipes front-office. Elle précise en détail les diligences à accomplir à l'entrée en relation et tout au long de la relation client, selon une approche fondée sur les risques.
4.1 Principe fondamental : l'approche par les risques
L'instruction impose l'abandon de toute approche uniforme au profit d'une approche par les risques systématique. Chaque client doit faire l'objet d'une évaluation de son niveau de risque LBC/FT/FP, qui détermine l'intensité des diligences à appliquer :
| Niveau de risque |
Diligences applicables |
Révision du profil |
| Faible |
Diligences simplifiées : identification de base, vérification documentaire standard |
Tous les 3 ans minimum |
| Moyen |
Diligences standard : identification complète, vérification d'identité, objet de la relation, source des fonds déclarée |
Tous les 2 ans minimum |
| Élevé |
Diligences renforcées : identification approfondie, vérification de la source des fonds, validation hiérarchique, surveillance renforcée des transactions |
Annuel minimum |
4.2 Informations obligatoires à collecter — personnes physiques
Pour tout client personne physique, l'instruction précise les informations minimales à collecter et vérifier :
OBL-15 Identité : nom(s), prénom(s), date et lieu de naissance, nationalité, adresse physique vérifiable (pas une boîte postale seule).
OBL-16 Pièce d'identité : copie d'un document officiel en cours de validité (carte nationale d'identité, passeport). La vérification de l'authenticité du document est obligatoire. L'instruction encadre les modalités de contrôle d'authenticité.
OBL-17 Activité économique : profession, employeur ou nature de l'activité. Pour les travailleurs indépendants et commerçants : justificatif d'activité si le profil de risque le justifie.
OBL-18 Screening PPE : vérification systématique contre les listes de Personnes Politiquement Exposées (PPE). Une PPE déclenche automatiquement un niveau de risque élevé et des diligences renforcées, quelle que soit la nature de la relation.
OBL-19 Listes de sanctions : vérification systématique contre les listes de sanctions internationales (ONU, OFAC, UE). Une correspondance positive bloque l'entrée en relation et déclenche la procédure de déclaration de soupçon.
4.3 Informations obligatoires — personnes morales
OBL-20 Identification de la personne morale : dénomination, forme juridique, numéro d'immatriculation, adresse du siège social, objet social, date de constitution.
OBL-21 Représentants légaux : identification et vérification de l'identité du ou des représentants légaux habilitant à engager la personne morale.
OBL-22 Bénéficiaires effectifs : identification de toute personne physique détenant, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital ou des droits de vote, ou exerçant un contrôle effectif. La chaîne de détention doit être reconstituée jusqu'aux personnes physiques finales.
OBL-23 Documents justificatifs : statuts à jour, extrait de registre du commerce ou équivalent, liste des dirigeants, organigramme actionnaire si la structure de détention est complexe.
4.4 Le e-KYC — vérification d'identité à distance encadrée
L'instruction n°003-03-2025 est la première à encadrer formellement le e-KYC (vérification d'identité par voie électronique à distance) dans l'UMOA :
- Le e-KYC est autorisé sous conditions, notamment pour les parcours d'ouverture de compte digital et les offres de monnaie électronique ;
- Il requiert des contrôles d'authenticité et de validité renforcés de la pièce d'identité présentée à distance ;
- Une traçabilité complète du parcours de vérification (horodatage, captures d'écran, résultats des contrôles automatisés) doit être conservée et archivée ;
- En cas de doute sur l'authenticité du document ou de l'identité du client, une vérification physique en agence reste obligatoire.
4.5 Conservation des documents KYC
OBL-24 Durée de conservation : les documents d'identification et pièces justificatives KYC doivent être conservés pendant 5 ans minimum après la fin de la relation d'affaires, conformément à la loi uniforme LBC/FT/FP.
OBL-25 Mise à jour périodique : les dossiers KYC doivent être actualisés selon la fréquence définie par le niveau de risque du client (annuel pour les profils à risque élevé, tous les 2 ans pour les profils moyens, tous les 3 ans pour les profils faibles).
OBL-26 Accessibilité immédiate : les dossiers KYC doivent être accessibles immédiatement en cas de contrôle BCEAO. Un dossier incomplet ou inaccessible lors d'une inspection constitue une irrégularité directement opposable.
5. Matrice de contrôle — ce que vous devez pouvoir présenter
Les éléments ci-dessous constituent les pièces justificatives qu'un inspecteur BCEAO est en droit d'exiger lors d'une mission de contrôle sur les trois instructions.
Instruction n°001 — Responsable Conformité désigné et notifié
Contrôle : lettre de désignation datée + accusé de notification à la BCEAO + fiche de poste incluant le rattachement hiérarchique
Risque si absent : défaut d'organisation — irrégularité grave opposable au dirigeant
Instruction n°001 — Stratégie LBC/FT/FP approuvée par le CA
Contrôle : PV du CA mentionnant l'approbation de la stratégie + document de politique LBC/FT/FP daté et signé
Risque si absent : défaillance de gouvernance — engagement de la responsabilité du CA
Instruction n°001 — Formations annuelles documentées
Contrôle : registres de formation avec dates, contenu, liste de présence signée pour chaque session depuis mars 2025
Risque si absent : irrégularité formelle — sanction disciplinaire possible
Instruction n°003 — Évaluation du risque client systématique
Contrôle : chaque dossier client doit comporter une fiche de risque LBC/FT avec niveau attribué (faible/moyen/élevé) et justification
Risque si absent : défaut de vigilance — base d'une sanction pécuniaire
Instruction n°003 — Dossiers KYC complets et à jour
Contrôle sur échantillon aléatoire : pièce d'identité valide, adresse vérifiée, bénéficiaires effectifs identifiés (personnes morales), date de dernière mise à jour conforme au niveau de risque
Risque si absent : défaut KYC — sanction pécuniaire et potentiellement pénale
Instruction n°002 — Information clients sur le seuil 10 millions FCFA
Contrôle : preuve de communication (affichage en agence, mention dans les CGV, note d'information) informant les clients de l'obligation de déclaration douanière
Risque si absent : responsabilité de l'établissement en cas de complicité involontaire
6. Points de vigilance prioritaires par type d'établissement
6.1 Banques et établissements financiers
- Revoir la fiche de poste et le positionnement hiérarchique du Responsable Conformité si ce dernier existait avant mars 2025 — son rattachement doit désormais être conforme à l'Instruction n°001.
- Mettre à jour les procédures d'ouverture de compte pour intégrer la grille de risque client formalisée exigée par l'Instruction n°003.
- Vérifier que tous les clients PPE (actuels et nouveaux) font l'objet d'une validation hiérarchique documentée avant l'entrée ou le maintien en relation.
6.2 Institutions de microfinance
- L'obligation de Responsable Conformité rattaché à la DG s'applique y compris aux IMF de taille modeste. En cas d'impossibilité de désignation interne, une mutualisation avec d'autres IMF ou un recours à un prestataire externe peut être envisagé sous réserve de validation BCEAO.
- Les procédures KYC allégées historiquement pratiquées sur les crédits solidaires doivent être revues : chaque membre du groupe solidaire doit faire l'objet d'une identification individuelle conforme.
6.3 Établissements de monnaie électronique et établissements de paiement
- Les parcours e-KYC à distance doivent intégrer les exigences de traçabilité et de contrôle d'authenticité introduites par l'Instruction n°003 — mettre à jour les API de vérification d'identité et archiver les résultats des contrôles automatisés.
- Les agents et sous-agents doivent être formés aux nouvelles exigences KYC, et des contrôles périodiques de leur pratique documentés.
- La structuration de transactions (fractionnement de montants pour éviter les seuils) doit être explicitement intégrée dans les scénarios de surveillance automatisée.
Point critique pour toutes les institutions. Ces trois instructions sont entrées en vigueur le 18 mars 2025 sans période transitoire. Un établissement qui ne peut pas présenter, lors d'une inspection postérieure à cette date, les justificatifs requis (désignation du Responsable Conformité, dossiers KYC conformes, formations documentées) est en défaut réglementaire caractérisé, indépendamment de la bonne foi invoquée.
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